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Sa lutte contre Boko Haram, récompensée

Sa lutte contre Boko Haram, récompensée
 
24.11.17 - Lors de la dernière Journée mondiale humanitaire, Rebecca Dali a été ovationnée pour son travail parmi les victimes de Boko Haram au Nigéria. Portrait d’une femme en lutte contre la haine, avec amour.
Répondre à la violence par l’amour. Tel pourrait être le slogan de Rebecca Dali, récipiendaire en août dernier du prix Sergio Vieira de Mello au Palais des Nations (Genève). Cette quinquagénaire nigériane a fondé le CCEPI (Center for Care Empowerment and Peace Initiative) afin de soulager les personnes traumatisées par les atrocités du groupe terroriste Boko Haram, dont l’exaction la plus médiatisée a été l’enlèvement de 276 lycéennes en 2014.

Une femme meurtrie
Mais de quel milieu est issue cette femme, titulaire d’un doctorat en éthique et philosophie, épouse de pasteur et mère de six enfants? Sa propre mère, rejetée en raison de sa lèpre, avait accepté, à l’âge de quinze ans, d’épouser un homme de quarante-cinq ans dont aucune femme ne voulait. En effet, la sagesse populaire attribuait le décès de ses deux premières épouses à des mauvais sorts.
Enfant aîné de ce couple frappé d’ostracisme, Rebecca se voit contrainte dès l’âge de cinq ans à vendre des objets dans les rues. Elle est violée à six ans et s’enfuit de la maison deux ans plus tard, son père envisageant de la donner en mariage par appât du gain. Elle réussit cependant à poursuivre sa scolarité et épouse Samuel Dali en 1979.

Une femme d’action
Dès 1989, Rebecca Dali crée une association afin de venir en aide aux femmes et aux enfants nécessiteux.
Elle leur apprend des métiers et vend les produits ainsi fabriqués en Europe et aux Etats-Unis. Cette expérience servira de tremplin à la création du CCEPI en 2011, afin de contrer les atrocités de Boko Haram.
En fondant le CCEPI, elle ne s’imaginait pas que son mari Samuel - en sa qualité de président de l’Eglise Brethren EYN à laquelle appartiennent les trois quarts des lycéennes enlevées par Boko Haram - et elle-même seraient parmi les premiers à se rendre au Chibok pour soutenir les familles des jeunes filles. Alors qu’aucune autre ONG n’ose pénétrer la région, le CCEPI se lance dans la brèche.

Une femme respectée
C’est d’ailleurs en se rendant, seule, au Chibok un jour en 2014 que Rebecca Dali se fait arrêter par des combattants. Alors qu’ils l’emmènent dans la brousse, elle prie: «Seigneur, si c’est la fin, accepte mon esprit et permet à mon travail de se poursuivre.
(...)
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06.12.17 23:10
Aurora
Très inspirant
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Crédits
Illustration/Photo: © Alliance Presse
 

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