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Prendre du poids à la quarantaine, une fatalité?

Prendre du poids à la quarantaine, une fatalité?
 
15.11.18 - Même si l’on se sent encore jeune dans sa tête, la décennie entre 40 et 50 ans est porteuse de changements physiques et psychologiques. S’il n’est pas possible d’échapper aux inévitables bouleversements hormonaux, prendre des kilos est-il pour autant une fatalité? Conseils.
Pour les auteurs de Mincir après 40 ans (éd. Marabout), la solution pour maintenir son poids ne passe pas par les régimes restrictifs car lors de ceux-ci, on perd du muscle avant la graisse. Et dès que l’on re-mange normalement, l’organisme se met à stocker en vue d’une éventuelle nouvelle disette. Sans compter l’aspect psychologique : «Etre en état de contrôle permanent est épuisant psychologiquement; tôt ou tard, on laisse filer son régime», analysent Marie Belouze-Storm et le docteur Arnaud Cocaul.


Alors comment maintenir son poids avant et à la ménopause?

Tout d’abord, en veillant à l’équilibre entre ses apports et ses dépenses énergétiques. D’un côté, prenez l’habitude de manger moins (et moins gras et sucré); de l’autre, augmentez votre activité physique. «Il est plus facile de perdre du gras lorsqu’on est musclée car les muscles brûlent plus de calories que la graisse et par ailleurs, le métabolisme de base d’une personne musclée est plus élevé.»

Quelques astuces pour diminuer ses rations : Utiliser une assiette plus petite et varier la couleur des aliments. Mâcher lentement. Poser ses couverts après quelques bouchées ou encore diviser la taille de celles-ci par deux. Mais surtout, prendre conscience de son plaisir et ne pas manger dans le stress.

Etre à l’écoute des signaux de son corps. «Evaluez votre degré de satiété sur une échelle de un à dix et arrêtez-vous à cinq, c’est largement suffisant», selon les auteurs. «On confond souvent les signaux de déshydratation avec ceux de la faim. Buvez et ensuite avisez», conseillent-ils aussi.

Supprimez les tentations de votre environnement et remplissez votre réfrigérateur, ainsi que vos armoires de collations saines : viandes froides, légumes à croquer, fromage blanc, galette de riz, etc.

Privilégiez les aliments anti-cholestérol (contre les risques de maladies cardiovasculaires), renforcez votre taux de calcium (prévention de l’ostéoporose, bon pour la régulation du rythme cardiaque), assurez un bon apport en protéines (contre la perte musculaire) et misez sur les antioxydants (prévention du vieillissement des cellules).

Le moment dangereux de la journée se situe souvent vers 17h-18h lorsque la fatigue et le stress se font sentir. «Pour compenser et se recharger en énergie, on a vite fait de grignoter tout ce qui nous tombe sous la main», avertissent Arnaud Cocaul et sa co-auteure. Ayez sous la main des fruits, un yogourt nature, une tranche de pain complet, un porridge au quinoa, etc.

Certains événements de la vie (grossesses, dépression), l’arrêt d’une activité régulière, celui de la cigarette, certains médicaments (benzodiazépines, neuroleptiques, cortisone, etc.) et une thyroïde paresseuse sont aussi susceptibles de faire grossir. Se faire conseiller par un spécialiste peut être nécessaire, de même qu’en faire un sujet de prière.

Par Sandrine Roulet

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Les effets de la périménopause sur l’organisme

Les premiers symptômes de la périménopause se situent autour de 45 ans. A ce stade, les hormones féminines ne sont plus produites en proportions idéales, ce qui conduit à la prise de poids aux cuisses et fesses.

A l’arrêt définitif des règles, c’est le ventre qui prend du volume, et les cuisses et fesses s’estompent. La diminution de la testostérone occasionne aussi une fonte musculaire : «Si l’on ne réagit pas et que l’on ne modifie pas ses habitudes alimentaires, les kilos s’accumulent, sans compter qu’un tour de taille de plus de 88 cm accroît les risques d’affections cardiovasculaires», détaillent Arnaud Cocaul et Marie Belouze-Storm.

Autre facteur à prendre en compte : chez les hommes comme chez les femmes, le métabolisme de base (dépenses d’énergie de l’organisme nécessaires à sa survie) ralentit. Résultat : en vieillissant, on brûle moins de calories. Si une jeune fille a besoin de 2000 calories par jour, 1700 suffisent à une femme de 45 ans.

 

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