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Les personnes endeuillées ont besoin de vous

Les personnes endeuillées ont besoin de vous
 
14.02.20 - Osons sortir de la gêne et aborder les connaissances qui traversent un deuil.

Dossier: Faire mon deuil, mais pas toute seule
Un bouquet de fleurs est posé contre une porte. Une femme s’approche en versant de chaudes larmes. Elle rentre de la gare où elle a déposé son mari qui part pour un long voyage. Son père est récemment décédé; c’est la première fois qu’elle se retrouve seule avec son chagrin.
Les fleurs envoyées par une amie la touchent en plein cœur.

Ce n’est pas toujours facile de savoir quoi dire ou faire lorsqu’une personne qui nous est chère souffre, surtout quand on n’a pas soi-même vécu le décès d’une personne proche. On a peur de dire quelque chose de travers, d’accroître sa peine en lui rappelant la douleur qu’elle traverse.

Voici quelques pistes qui peuvent être utiles:
Mieux vaut dire quelque chose que ne rien dire du tout. Un message tout simple pour dire qu’on pense à la personne endeuillée est un encouragement, surtout directement après le décès ou si on est éloigné géographiquement. L’isolement directement consécutif à un deuil peut mener à des conséquences désastreuses. D’où l’importance du soutien de ses amies et sa communauté de foi.
Ce n’est pas parce qu’on lui en parle, qu’on ravive la douleur. Personne ne peut remplacer le vide laissé par le défunt. Nous ne pouvons pas réparer le mal qui est fait, ni faire en sorte que notre amie ne souffre plus. Elle va traverser cette expérience quoi qu’il arrive et quoi de mieux que de savoir qu’elle a la liberté d’en parler?

Les messages de soutien sont un immense réconfort et peuvent être lus à la convenance de la personne en deuil et aussi plusieurs fois lorsqu’elle en besoin.

Poser la question «comment vas-tu aujourd’hui?» permet d’éviter la question générale «comment ça va?» lorsque l’on sait déjà que les temps sont durs.

Offrir de rendre service de manière précise plutôt que de manière générale. «Aimerais-tu que je te cuisine le repas de ce soir et te l’amène?», «Veux-tu que je prenne les enfants quelques heures?», «Veux-tu prendre un café à la maison?», par exemple.

Demander à la personne si elle veut parler ou si, au contraire, elle préfère rester discrète. Certaines personnes trouvent consolation dans la multitude de conversations autour du défunt alors que d’autres veulent faire leur deuil en privé
Bien écouter ce que la personne dit pour percevoir ses besoins.

Une simple présence, un bras autour des épaules apporte de la chaleur humaine.

Le deuil vient souvent par vague et il est important de se rappeler que chaque personne le vivra différemment. Parfois, un deuil peut se manifester sous une forme différente et encore plusieurs mois après.

S’intéresser réellement à l’autre, être présente, d’une manière ou d’une autre et le lui faire savoir sont les clés.  

Par Rhoda Bangerter

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Comment les Eglises peuvent-elles accompagner les personnes endeuillées?

• Organiser un groupe de deuil. Certaines personnes, qui ont perdu un être cher il y a longtemps, s’y joindront même peut-être.

• Parler du deuil en public, permettre à la tristesse et à la souffrance de faire partie du message que veut faire passer la communauté de foi. La Bible contient de nombreux passages de lamentations, notamment dans les Psaumes. Les inclure dans un culte est un baume au cœur pour les personnes passant par des moments difficiles.

• Accepter la tristesse de la personne endeuillée et donc ne pas l’isoler au sein de la communauté (même si elle veut s’isoler de peur de ne pas être comprise). L’Eglise n’est pas uniquement un lieu où l’on se retrouve quand tout va bien.

• Bien accompagner les funérailles. Ce sont des moments précieux pour dire au revoir. C’est aussi le rôle de l’Eglise locale.

• Laisser la personne traverser le deuil à son rythme: respecter son niveau d’engagement dans la communauté et ne pas la presser, après un certain temps, de «passer à autre chose» en s’investissant dans des activités si elle ne le désire pas.
 

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