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Les fêtes: propices aux conversations!

Les fêtes: propices aux conversations!
 
24.11.17 - La fin de l’année approche, avec son lot de repas. Comment les transformer en un vrai temps de partage? Mode d’emploi.
Les fêtes de fin d’année, avec leur cocktail de festivités et autres réjouissances autour d’un bon repas, ne riment pas forcément pour tout le monde avec partie de plaisir. Certains redoutent même nerveusement ces moments de partage obligés.

Soigner son propre discours
Il n’est pas inutile de rappeler ici l’évidence: le succès de ces moments de fêtes dépend davantage de la qualité de nos échanges que de la cuisson de la dinde! Et sur ce point, Fanny Auger, auteure de Trêve de bavardage (éd. Kéro), n’y va pas de main morte: «Si vous vous plaignez souvent que les conversations patinent, ou restent trop superficielles, vous êtes-vous déjà interrogée sur la pertinence et l’intérêt de vos contributions?
Car nous sommes évidemment responsables à hauteur de (au moins) 50 % de la richesse de nos conversations.»
C’est dit. Mais celle qui est aussi la directrice de la School of Life de Paris, où elle donne des cours de conversation justement, n’en a pas fini avec son constat mobilisateur: «Trop souvent, les conversations piétinent et stagnent car elles sont plombées par des petits «poisons»: les petits problèmes récurrents des uns, les doutes et les angoisses des autres.»
Ouvrir le dialogue
Bien. Mais on fait quoi, maintenant? La spécialiste de l’échange ne manque pas de conseils pratiques. Dans son ouvrage, elle définit avec précision les «trois ingrédients principaux et les treize épices pour des conversations plus savoureuses». Les trois ingrédients? «Le désir, l’ouverture et l’écoute. Et je n’ai pas encore évoqué le fait de parler!», souligne-t-elle.
«La plupart des gens pensent qu’il suffit de parler, d’ouvrir la bouche, pour avoir une conversation. La différence entre le dialogue et le discours est devenue très ténue pour beaucoup d’entre nous, qui nous empressons de parler pour caser nos arguments, sans écouter la personne en face de nous», explique la spécialiste.

Générer un échange authentique
C’est ce temps accordé à l’autre qui permettra d’engager une relation de confiance, et donc un vrai échange. Mais pour que la sauce prenne, encore faut-il savoir y ajouter quelques épices, que nous liste encore Fanny Auger: l’attention, la curiosité, l’empathie, la sincérité, le courage, la vulnérabilité ou encore le fait de poser des questions ouvertes.
Et la spécialiste se montre catégorique: si on veut faire évoluer ses conversations, il est vivement conseillé de se mouiller un peu: «Il ne faut pas hésiter à prendre des risques, à se dévoiler, sinon la discussion risque de rester plate et dans des échanges convenus. Il faut donner le "la": quand on est dans l’authenticité, la personne en face ne peut pas vraiment rester dans des faux semblants.» Alors, on essaie?

Anne-Sylvie Sprenger

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Et si on n’oubliait pas l’essentiel?

Les fêtes de fin d’année peuvent aussi être l’occasion de partager les joies de l’Evangile avec son entourage. Alors, pourquoi cela nous paraît-il si difficile? «La peur est l’ennemi numéro un», avance Rebecca Pippert, auteure de Sortir de sa bulle (éd. Emmaüs). «Nous craignons que nos amis nous rejettent ou nous laissent à l’écart si nous parlons de notre foi; nous craignons aussi de ne pas être en mesure de répondre à certaines de leurs questions, ou tout simplement que notre foi soit mise à l’épreuve.»

L'auteure démontre que cette peur, loin d’être un obstacle, peut se révéler une force: «Cela peut paraître étonnant, mais dès que nous acceptons qu’il est possible que nos paroles ou notre comportement heurtent ou dérangent les autres, nous constatons que notre rapport avec eux s’en trouve changé: nous sommes justement beaucoup moins préoccupés par la crainte de les froisser et en contrepartie davantage à l’écoute.»

Là repose justement le fondement de tout témoignage: partir de l’expérience de l’autre, de son sentiment et de sa vision quant à la personne de Jésus. Quels que puissent être ses a priori, écoutez. Ensuite seulement, il sera plus facile de répondre. Et puis, surtout, priez en amont. Demandez à Dieu de préparer les cœurs et de guider vos paroles avec sagesse. L’amour et l’humilité sont le cœur d’un vrai témoignage.
 

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