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Les émotions, c’est la vie

Les émotions, c’est la vie
 
15.05.20 - «Tu es trop émotive»: Cette remarque pourrait donner l’impression que les émotions sont problématiques. Est-ce vraiment le cas? Perspectives avec Evelyne Frère, animatrice de sessions sur la communication bienveillante et accompagnatrice spirituelle.

Dossier: Mes émotions, mes alliées!
«Une émotion agréable me renseigne sur un besoin qui est satisfait et une émotion désagréable, sur un besoin qui n’est pas nourri.» C’est ainsi qu’Evelyne Frère explique le rôle des ressentis. Elle l’illustre: «Si je suis contente du temps passé avec une amie, je ressens de la joie. Mon besoin de partage ou d’écoute a été nourri. Si je suis triste parce qu’un collègue s’en va, la tristesse me renseigne sur un besoin de collaboration ou d’amitié qui ne sera plus nourri.» Tels des voyants sur un tableau de bord, les émotions ne sont ni bonnes, ni mauvaises, mais utiles: «C’est un moyen que Dieu nous donne pour savoir ce qui se passe dans la profondeur de notre être.» Et d’ajouter qu’elles jouent un rôle dans les relations et la communication: «En les taisant, ou en nous laissant envahir, submerger, on prive le message d’une partie de son sens.»

Pourquoi les émotions dérangent-elles?
Dès lors, pourquoi nos émotions ou celles des autres nous mettent-elles parfois mal à l’aise? Selon Evelyne Frère, notre culture les voit souvent comme de la faiblesse.
«Il existe aussi la crainte que nos émotions nous dirigent. Nombreux sont ceux qui associent la colère à la violence; ils confondent l’émotion et son expression», détaille-t-elle. D’autres fausses croyances persistent, comme «la peur est un manque de foi» ou «un homme, ça ne pleure pas». L’émotion peut aussi déranger car on croit devoir y réagir efficacement ou savoir quoi dire, comme face à la tristesse d’une personne. Alors qu’une simple présence est souvent suffisante.

Mécanismes de défense ou expression sincère?
Lorsque nos émotions suscitent une souffrance, nous avons tendance à mettre en place des mécanismes de défense, comme celui de se couper de ses émotions ou de les anesthésier. «Ce faisant, on se coupe de ce qu’il y a de très riche en nous, jusqu’à devenir froid ou distant», développe Evelyne Frère.
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Emotions et santé

Ne pas reconnaître ses émotions désagréables et agréables, peut conduire au burn-out ou à la dépression. Parfois aussi à se réfugier dans des addictions. «Les émotions agréables, elles, ont un impact insoupçonné: elles augmentent notre énergie, permettent d’être plus créatives, d’intégrer plus d’informations et d’avoir des ressources pour surmonter les difficultés. On n’en est pas assez conscientes», conclut Evelyne Frère.
 

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