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Le changement, seule constante de la vie humaine!

Le changement, seule constante de la vie humaine!
 
22.08.19 - Parfois le changement est imposé, parfois il est choisi. Il n’en demeure pas moins que son impact sur notre vie dépendra beaucoup de la façon dont nous l’accueillons. Survol.


Dossier: Vive le changement!
En l’espace de quelques années, le nourrisson ultra-dépendant de cinquante centimètres va devenir capable de faire de la trottinette, couper sa viande tout seul et tenir un raisonnement! Quels changements! Mais ce qui est si flagrant durant les premières années de vie reste une constante de notre espèce: la vie humaine est un changement perpétuel, fait de croissance, de mouvement, de ruptures et d’évolution, de pertes, aussi. Comment nous situons-nous, face à cette réalité? Pourquoi nous fait-elle parfois peur? Comment la foi chrétienne s’inscrit-elle dans cette dynamique?

Changement sacré ou sacré changement?
Les chrétiens ont en commun un changement intérieur majeur: leur conversion à Jésus-Christ. Lorsqu’ils racontent ce qui leur est arrivé, leur récit comporte souvent un «avant» et un «après». Leur attitude, leurs centres d’intérêt, leur vision de la vie et même parfois certains traits de leur personnalité changent de manière surnaturelle, lorsqu’ils prennent conscience de leur besoin d’être sauvés et acceptent de confier les rênes de leur vie à Dieu. «Changez de comportement», disait Jean-Baptiste (Matt. 3, 2) à la foule, alors qu’il prépare leurs cœurs aux enseignements que Jésus leur donnera plus tard.

Dans cette optique-là, la chrétienne qui accepte de confier le contrôle de sa vie à Dieu devient une abonnée au changement: elle est transformée par le renouvellement constant de son intelligence (Rom. 12, 2) qui lui permet de discerner la voie qu’elle doit suivre.

Un «tiens» vaut mieux que deux «tu l’auras»
Il y a des composantes sociales au changement. Le sociologue Pierre Bourdieu affirmait au siècle dernier que l’être humain cherche à construire une vie qui ressemble à l’environnement qu’il a connu, étant petit, et qu’il passe les différentes décisions qu’il doit prendre pour sa vie au crible de son «habitus», c’est-à-dire de son ADN social. Cela peut aller du choix de son métier à celui du conjoint, en passant par la musique écoutée ou des sports qui attirent.
Faire des choix en dehors de cette «zone de sécurité et de confort» a tendance à faire peur. En grossissant le trait: devenir infirmière, comme sa propre mère, sera un choix davantage plébiscité que devenir agricultrice, si la famille ne possède pas de domaine. Et moins déstabilisant.
La pédagogie va plus loin. Jean Piaget démontre que tout nouvel apprentissage, quel qu’il soit, est déstabilisant, car il fait passer l’apprenant par une phase d’accommodation, au cours de laquelle il remet en question ses croyances anciennes pour intégrer la nouveauté, l’assimiler et créer un nouvel équilibre.
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