L'article

La foi, un trait d’union entre belle-mère et belle-fille

La foi, un trait d’union entre belle-mère et belle-fille
 
21.08.17 - Foi et respect: deux ingrédients particulièrement efficaces pour cimenter cette relation potentiellement conflictuelle. Témoignages.
Sandra et Eliane (photo du haut)
«Ma relation avec ma belle-maman est très bonne, malgré le fait que l'on habite dans la même maison et que l'on se côtoie presque tous les jours», affirme Sandra, 49 ans. Elle attribue d'abord cette bonne entente aux qualités d'Eliane, la maman de son mari. Celle-ci a eu des égards envers sa belle-fille avant même leur mariage, cherchant à éviter la concurrence: «Elle a dit à son fils d'éviter de comparer les repas qu'elle faisait avec ceux que je préparerai», relate Sandra.

En plus de ne pas s'imposer et de rester discrète, Eliane est une bonne conseillère pour Sandra. Celle-ci n’hésite pas à lui poser des questions quand elle ne sait pas quelque chose: «C'est peut-être ça la clé pour avoir une bonne relation: je sais apprécier ses nombreuses qualités et profiter de ses connaissances. Je ne vais pas me vexer si elle sait mieux que moi; au contraire, je suis reconnaissante pour ses bons conseils», détaille Sandra.

Mais leur foi commune est aussi un atout. Si Sandra et Eliane ont toutes les deux une volonté de s'ouvrir à l'autre et de ne pas le blesser, les valeurs comme le respect, la considération et le non-jugement font partie de leur éducation chrétienne respective: «Donc la foi renforce notre volonté de s'écouter et de se respecter. Et si nous avons des préoccupations, nous savons que nous pouvons les partager l'une à l'autre et prier».

Sandrine Roulet

Alice et Aurélie
Fervente évangélique, Alice est la mère de Samuel, un athée vindicatif marié à Aurélie, une timide catholique non-pratiquante.
Dieu est un sujet devenu tabou car trop souvent source de discorde entre la mère et le fils.
Mais un jour, tout bascule: «Je n'oublierai jamais», raconte Alice sobrement. «Aurélie m'a téléphoné en larmes. Victime d'une septicémie foudroyante, Samuel avait été plongé dans un coma artificiel et son pronostic vital était engagé. J'ai sauté dans le premier train.»

Tandis que son fils lutte contre la mort, Alice demande aux assemblées qu'elle connaît de prier pour lui. La mère d’Aurélie arrive elle aussi, mais les deux femmes se connaissent peu. Or, Dieu a préparé une surprise. «Je la découvre dans la salle de séjour manifestement en train de prier», raconte Alice. «Très rapidement, nous engageons une conversation sur le pouvoir de guérison divin et nous nous mettons à prier toutes les trois ensemble.»

Au bout de quinze jours éprouvants, Samuel est sauvé et à son réveil, toute sa colère envers la religion s'est dissoute. Alice s'en réjouit. «L'humour a remplacé l'agressivité, il respecte notre foi commune, accepte que j'emmène les enfants au culte, et nous laisse libre, Aurélie et moi de nous occuper de leur éveil spirituel. Lorsque ma petite-fille propose de prier à table ou qu'Aurélie m'invite à assister à une messe pour les enfants, je suis heureuse.»

Et Alice de conclure joyeusement: «Nous aurons de belles surprises, j'en suis convaincue, car nous sommes à présent main dans la main dans la foi Aurélie et moi! Qui pouvait y parvenir sinon Dieu?»

Par Isabelle Leseigneur

Commander ce numéro S'abonner

Alliance Presse est un groupe de presse indépendant, spécialisé dans la presse chrétienne.

Pour accomplir sa mission d'information de façon professionnelle, Alliance Presse dépend de la générosité de celles et ceux qui apprécient ses magazines et ses sites internet.

Je manifeste mon soutien à Alliance Presse en ajoutant un don de
    
 
Une faute d'orthographe, une erreur ou un abus dans les réactions: signalez-le à la rédaction.


Pas de réactions pour l'instant: soyez le premier à réagir sur cette page.

Saisir votre réaction

Se connecter/S'inscrire pour réagir
 
Crédits
Illustration/Photo: © Alliance Presse
 

x