L'article

Je suis à 100% libre de l’anorexie!»

Je suis à 100% libre de l’anorexie!»
 
15.02.19 - Comment poursuit-on sa vie de femme lorsque son adolescence a été marquée par des troubles sévères de l’alimentation? Agée de 35 ans et chrétienne, la chanteuse allemande à succès Déborah Rosenkranz apporte de l’aide aux adolescentes anorexiques. Récit.
Dans les années 1990, Déborah est une adolescente chrétienne bien dans ses baskets, sportive et douée pour le chant. Le tournant de sa vie, le voici: après un entraînement de handball, un garçon lui dit: «Tu joues vraiment bien, mais comment peux-tu courir avec un tel poids?» Cette simple phrase va déclencher en Déborah une spirale infernale: elle remet en question sa beauté, puis commence à s’intéresser à des régimes: «J’ai d’abord sauté un repas, puis deux. A la fin, je ne mangeais qu’une demi-pomme par jour.
» Perdre du poids devient son obsession.

Contrôler sa maladie seule
Déborah perd du poids, oui, mais avec les kilos qui s’envolent, elle perd aussi sa joie de vivre, et la force nécessaire pour pratiquer son sport. Elle s’isole de sa famille et de ses amis. «Je n’arrivais plus à parler à ma mère, qui, dès qu’elle me voyait passer, se mettait à pleurer!» Elle tourne également le dos à la foi. L’idée que Dieu ne s’intéresse pas à son problème se fait insidieusement une place dans ses pensées: «La Bible ne parle pas d’anorexie, ou de boulimie, alors j’ai cru que je devais traverser cette épreuve seule», pense cette fille de pasteur.
Un jour, depuis le couloir de la clinique qu’elle consulte, elle entend le verdict glaçant que le médecin adresse à sa mère: «Je ne peux plus rien faire pour votre fille, c’est trop tard!»

L’espoir dans la nuit
En rentrant d’un concert, une nuit, elle entend ses parents prier dans leur chambre. «Mon père a dit à ma mère: "Il faut qu’on continue à prier, Dieu seul peut la guérir."» Moi, je savais que j’allais mourir alors quand j’ai entendu cela, j’ai pris la décision d’ouvrir la porte, de demander de l’aide, et de laisser Jésus entrer dans ma vie. Je me suis allongée dans le lit avec mes parents, on a prié ensemble. Cela a été le premier pas vers ma guérison», se souvient Déborah.

Reconstruction difficile
A force de soutien familial et de prière, la jeune femme reprend des forces. Mais en déménageant, elle découvre que la majorité des étudiantes de sa nouvelle classe sont boulimiques, et pressée par le groupe, elle replonge. «Je vivais une double vie: je témoignais de ma guérison de l’anorexie à l’Eglise et en privé, je vomissais jusqu’à dix-huit fois par jour.» Il a fallu qu’elle s’adresse directement à Jésus: «Si tu peux m’aider, me guérir, alors fais-le!» au lieu de passer par le biais de ses parents, qui prenaient habituellement à cœur de soutenir leur fille et de prier pour elle.
Deborah découvre que Jésus souhaite être en relation directement avec elle. Elle ouvre la Bible, mais ne sait pas où aller pour trouver des textes qui l’encouragent. Elle cherche sur Google: «Dieu+problèmes alimentaires» et tombe sur une liste de textes bibliques qui lui parlent. En tête, «Je suis le Dieu qui te guérit» (Ex. 15, 26). Elle les relit chaque jour, fait de la place à ces paroles de vérité, et apprend à se relever lors des rechutes.

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