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J’ose parler de ma foi à mon patron

J’ose parler de ma foi à mon patron
 
24.11.17 - Parler de votre foi à votre patron vous semble impossible? Trois femmes partagent des pistes qui pourraient vous être utiles…
Parler de sa foi à son patron n’est pas un problème pour Carine, qui a travaillé dix ans pour une mairie de la région parisienne: «Il suffit d’oser être soi-même.» Dite comme cela, la chose paraît facile. Pourtant, de nombreuses chrétiennes préfèrent éviter le sujet. D’un côté, il y a la crainte de transgresser un interdit professionnel, qu’il soit lié à la laïcité, à la distance liée à la relation supérieur-subordonnée, ou à la simple peur de se faire mal voir. De l’autre, la pression dans certaines Eglises pour avoir le témoignage parfait, combinant une image lisse et le plan du salut casé dès la première conversation. Soit un idéal assez éloigné de leur vécu. Alors comment échapper à cette paralysie et oser être soi-même, avec sa foi, face à son chef? Voici quelques pistes.

Quelle est mon attitude?
D’abord, revoyons notre attitude.
Considérons-nous notre patron comme une personne avec des besoins et un cheminement spirituel? Dans ce cas, nous lui souhaiterons de découvrir l’amour de Dieu. Sinon, demandons-nous pourquoi nous avons fait de lui une idole, un être tout-puissant sur notre destinée, mais finalement de marbre. «N’ayez d’eux aucune crainte mais respectez dans votre cœur la sainteté de Dieu le Seigneur», nous enjoint 1 Pi. 3, 14-15.
Notamment, nous pouvons prier pour être libérées de la peur de perdre notre emploi. «Nous passons une grande partie de notre vie au travail», rappelle Carine. Il serait dommage de passer à côté des relations humaines qui se tissent dans ce cadre. Surtout, ne supposons pas que notre chef est fermé aux questions spirituelles.
Marie, assistante dans l’industrie pharmaceutique, se souvient encore du coup de fil de sa patronne, le lundi après le jour où trois collègues étaient venus au culte avec elle. Convoquée dans son bureau, elle s’entend dire: «Il paraît que vous invitez les gens… Pourquoi ne m’avez-vous pas invitée?». En fait, pour Marie, il est plus confortable de parler de Dieu en tant que subordonnée: «Personne ne vous accusera d’abuser de votre pouvoir.»

Quelle est ma relation avec mon chef?
Ensuite, préparons le terrain. «La prière est indispensable!», souligne Carine. Prions pour des occasions de parler et pour les besoins de notre chef. Et attendons-nous à des réponses inattendues. Respectons aussi la hiérarchie. Etre chef implique des responsabilités particulières pour le collectif, et une certaine solitude. «Si j’ai eu de bonnes relations avec ma cheffe de service très laïcarde, c’est aussi parce que je n’avais pas de problème avec la hiérarchie, et que je remplaçais quelqu’un qui était dans le rapport de force permanent», ajoute Carine.
Concrètement, cela implique de reconnaître ses erreurs. Pas toujours évident si notre chef a tendance à nous faire porter le chapeau. C’est toutefois un bon moyen de démontrer la différence entre grâce et légalisme. Inversement, au lieu de se plaindre derrière son dos, osons aborder les problèmes en direct avec lui, selon la méthode de Matt. 18.

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