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A Noël, je me sens seule

A Noël, je me sens seule
 
21.11.11 - Comment les solobataires vivent-elles Noël ? Souvent associée à des rassemblements familiaux, la fête de la naissance de Jésus peut laisser à certains un amer sentiment de solitude. Mais le vrai sens de cette fête n’est-il pas capable de libérer les personnes seules de ces émotions négatives ? Enquête
Marie-Dominique : Noël, la joie à 100%
Marie-Dominique, 59 ans, vit seule depuis plus de quinze ans. Maman de deux grandes filles et grand-mère de trois petits-enfants, elle passe souvent les fêtes avec les plus jeunes. «Noël est toujours célébré en famille», raconte-t-elle tout naturellement. Pour cette chrétienne engagée, cette fête est même un moment important qui se vit dans la joie.

Monique : Peur de se retrouver seule
Mais tout le monde ne partage pas toujours ce même enthousiasme. Pour Monique, 56 ans, la notion de famille est tout aussi évidente, certes : «Depuis toujours, je rejoins mes parents le soir du 24 décembre. Comme ma sœur habite en Afrique du Sud, il ne me viendrait pas à l’idée de les laisser seuls ce soir-là», confie-t-elle. «C’est essentiel pour moi de conserver ce lien. Nous nous retrouvons simplement, autour d’un repas. Et même si mes parents ne sont pas croyants, cela reste un moment de partage familial», explique-t-elle.
Mais au-delà de cet aspect familial heureux, Monique n’affronte pas toujours cette période de «fêtes» avec la même joie. «A partir de novembre, je commence à avoir le bourdon», avoue-t-elle. «Noël approche, mais aussi le réveillon de la Saint-Sylvestre et mon anniversaire, des événements pendant lesquels j’appréhende de rester seule, même si ce n’est jamais arrivé jusqu’ici», ajoute-t-elle.

Myriam : Des souvenirs qui ressurgissent
Pas facile non plus pour Myriam, 31 ans, qui, même entourée des siens pour Noël, déchante parfois un peu. «Je suis passée par des moments douloureux sur le plan affectif, et me retrouver en famille face à des gens mariés, comme le sont mon frère et ma sœur, n’est pas évident. Cela fait ressurgir des choses difficiles», témoigne-t-elle.

L’Occident contaminé par le Noël familial?
On le voit, le Noël occidental est avant tout familial. Le foyer est à l’honneur, ce qui accentue la solitude de ceux qui vivent non accompagnés. Pour Samuel Foucart, pasteur pentecôtiste en Seine-Maritime, nous subissons en Occident une vision stéréotypée de cette fête : «Nous accordons beaucoup d’importance à cet événement, synonyme de réjouissance familiale, de réunions et de joie.
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